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LOCAVOR(ACES) | Le Terroir Francilien fait son buzz
16/02/12
Jusque là, à part peut-être les champignons de Paris et le Miel Béton de Saint-Denis, question terroir on ne peut pas dire que la région était réputée pour ses spécialités locales. Mais c’était sans compter sur le souffle « locavore » qui, en gagnant les estomacs urbains, a su créer un véritable appel d’air pour les petits commerçants locaux. La preuve par deux initiatives qui, on le parie, vont connaître un franc succès d’ici peu: La suite >
Qu’est-ce que vous fricotez par là ?
26/01/11
Elle pourrait se nommer rue du Palais, des Papilles, du Goût, ou rue des Bons vivants, tant cette petite rue contient de bonnes adresses culinaires. Une centaine de mètres lui suffisent pour vous émerveiller. Nous sommes rue Paul Bert dans le 11e.
Au n°5 Allez dans la charmante librairie culinaire La Cocotte. Andrea vous accueillera chaleureusement au milieu des livres mais aussi des tabliers et torchons « Made in France by La Cocotte ». Prenez le temps de vous installer à sa table pour y déguster, avec un thé ou un café, les fameuses coquetines, une sublime union de pâte sablée et de confiture de lait célébrée par Andrea, ou encore les drôles de petites meringues chic chicks. Pensez à consulter le programme des ateliers et des signatures de livres qui sont toujours accompagnées d’une dégustation, miam !
Au n°7 Faufilez-vous chez Crus & découvertes, une cave à vins -naturels uniquement. Quels que soit vos agapes ou grignotages : laissez-vous porter par la passion de Michael, vous parviendrez au bon mariage des saveurs. Au-delà du conseil, ce sympathique caviste prend le temps de raconter ses vins à chacun de ses clients. Pensez à lui laisser votre email, vous serez au courant des dégustations de vins régulièrement organisées.
Au n°13 Entrez dans Le Temps au Temps, un joli petit restaurant proposant une cuisine originale et savoureuse élaborée avec des produits du terroir. Pensez plutôt petit comité, la salle n’est pas grande.
Au n°15 Dépaysez-vous chez Unico, un restaurant argentin dont le chef vous propose les exquises pièces de bœuf argentin. Le tout dans une déco 70’s et une ambiance chaleureuse. Si ce n’est pas du voyage ça ?! Pensez à réserver longtemps à l’avance.
Au n°18, en face, ah ! Pénétrez dans l’antre de Bertrand Aboyneau : Le Bistrot Paul Bert. Une institution. Un cadre typique. Une ardoise de saison. Des produits du marché. Une carte des vins copieuse. Un personnel agréable. Entrecôte, os à moelle, frites maison, agneau de lait rôti, pomme de ris de veau aux cèpes, soufflé au chocolat, Paris-Brest, glaces maison. Attention ça coule sur votre clavier !
Passer à côté de la rue Paul Bert sans s’y arrêter, c’est gâché non ?
Et si vous connaissez des rues aussi denses et fournies en bonnes adresses, où qu’elles soient en France, n’hésitez pas à les partager avec nous ! On publiera les meilleures sur le blog !
For relaxing times, make it a « Groult » time
17/12/10
et oui, ceci est véridique, la Coppola avait prévu dès le départ d’ancrer son Lost In Translation en plein coeur de la Normandie, dans le pays d’Auge – à Saint-Cyr-du-Ronceray plus exactement – mais le manque en ressource de petites culottes en maille transparente rose dans la région, ajouté à une fâcheuse question de budget l’ont finalement décidée à se rabattre sur Tokyo, bien plus accessible, comme tout le monde le sait. ^^
Ceci dit, avant de plier bagages pour la Nipponne, la réalisatrice avait mis sur pied la fameuse scène-culte du tournage de pub en hommage au Calvados Roger Groult, pur cru de la région, et pour lequel elle avait eu un réel coup de coeur- mais là encore, lassée d’un Bill Murray incapable de bredouiller le mot « Groult » de façon suffisamment audible, elle a du se rabattre au dernier moment sur un whisky japonais bien plus facile à prononcer: le whisky Santory.
Voilà, maintenant que la vérité est rétablie, et pour vous remettre de tous ces gossip, vous allez pouvoir vous aussi faire connaissance avec ce fleuron du savoir-faire français, qui distille depuis 5 générations son savoir-faire, amour du métier, cidre et originalité dans les alambics du domaine familial (30 ha de terrains – dont 17 de pommiers à cidre). Originalité? oui, car au-delà du fait de proposer une gamme impeccable de calvados (allant du 3 ans d’âge à la réserve ancestrale), la dernière génération a eu la bonne idée de renouveller le genre en éditant une série de cocktails absolument divins (oui, on les a testés) et dont on vous donne un ersatz:
DESIREE:
- 4 cl de calvados 3 ans d’âge,
- 1 poignée de fraises,
- 1 cuillerée de sucre,
- 1 feuille de menthe.
Passer les fraises au mixeur avec des glaçons ; servir dans un verre ; ajouter le calvados, le sucre et la feuille de menthe.
On vous quitte enfin avec ce témoignage de Charlotte Groult, qui a gentiment voulu répondre à Supermarmite à la question suivante: « aurais-tu une recette à bas de calvados à nous faire partager? »:j’ai une facheuse tendance à tout déglacer au calvados… des petites coquilles Saint-Jacques flambées au calvados …dans des oignons confits pour accompagner un rôti de porc ou du poulet, un carré de veau aux champignons et crème fraiche, … j’en mets aussi dans les cannelés (à la place du rhum, c’est bon façon pays d’auge), sur une tarte aux pommes avant de la passer au four… partout, partout, partout! »
Le site est un voyage à lui tout seul, n’hésitez pas à vous y promener: http://www.calvados-roger-groult.com/crg.php?lang=fr
Note de l’auteur: en rédigeant ce post dans mon café fétiche, un client adossé au bar n’a pas pu s’empêcher de regarder sur mon écran le site internet et m’a confié son immense passion pour cette marque – les Groults (ils se renconnaitront), vous pouvez ouvrir un fan club!
Note de l’auteur 2: à consommer avec modération bien sûr!
(to our english-speaking-sweet-audience, the website is also translated in english: http://www.calvados-roger-groult.com/crg.php?lang=en)
Se mettre à table – et au vert
11/11/10
Supermarmite salue cette jolie initiative de De Kas Restaurant, à Amsterdam, qui a pris le parti de proposer à sa clientèle des plats cuisinés à partir d’ingrédients cultivés à même le site!
A la tête de ce concept 100% terroir, Gert Jan Hageman, qui, après s’être vu gratifié d’une étoile au Guide Michelin, a décidé en 2001 de rénover cette ancienne serre construite dans les années 20, et d’y installer son restaurant – tout en continuant à y faire pousser les légumes nécessaires à la préparation de ses petits plats!
On peut donc le trouver tous les jours les pieds dans la terre à cultiver l’essentiel de ses ingrédients dans les potagers attenants au restaurant ou dans le Pulmer Polder qui en dépend (à 10 km d’Amsterdam) – et le soir derrière les fourneaux : )
Convaincu qu’une bonne alimentation ne se fait qu’à base d’aliments frais, il achète ce qu’il ne peut pas faire pousser dans les fermes environnantes d’Amsterdam – charming, isn’t it?
Installés confortablement au sein de ce cadre lumineux et très calme, vous pourrez donc y découvrir le menu du jour (qui dépend forcément la récolte), et enfin manger des légumes…au goût de légumes!
Petit bonus (et non des moindres): de mai à octobre vous pouvez aller faire un tour dans la serre ou participer à un workshop dans le pulmer polder organisé par la green brigade!
Le menu est à partir de 37.50 euros le midi, 49.50 euros le soir, et monte jusqu’à 125 euros pour les chanceux qui pourront se payer la table du chef, où le menu est entièrement improvisé par la kitchen brigade!
Une bonne adresse à découvrir absolument!
Crédits photo : De Kas






