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Expo Food design, aventures sensibles
20/03/11
Il y a des jours où l’on a hâte de se ruer sur le blog pour y écrire un article. Je crois que c’est le cas aujourd’hui, sans doute parce que ma fibre de designer a été très inspirée par l’expo visitée hier. Il s’agit de Food design, aventures sensibles qui se tient en ce moment (et jusqu’au 30 avril) au Lieu du Design à Paris. Cette exposition, conçue par Marc Brétillot, que beaucoup qualifient de « pape du design culinaire », présente, outre un alignement d’une cinquantaines d’objets de cuisine dessinés par des designers, une belle sélection de travaux de jeunes designers et d’étudiants, mettant en œuvre des démarches suffisamment riches et variées pour dresser un panorama très large du design culinaire, pour ne pas dire du design tout court. Questionnant notre rapport à la gastronomie en abordant ses dimensions tantôt culturelles, tantôt pratiques ou ludiques, les travaux présentés amènent chacun un regard original et neuf, sur ces actes que nous effectuons chaque jour au moment de nous mettre à table ou de déguster un en-cas sur le pouce.
Qu’il s’agisse d’envisager l’aliment comme un matériau à part entière, sensible, ayant même la propriété d’émettre du son, comme les disques vinyles en chocolat qui recouvrent les gâteaux de Julie Rothhahn, ou de jouer avec la nourriture, comme propose de le faire Mathieu Ventayol avec son Kit de construction de « bonhommes Suisses » sur petits suisses, les approches sont très variées, illustrant les différentes facettes du métier de designer industriel.
Parmi l’ensemble des pièces présentées, je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous encore deux concepts qui ont particulièrement attiré mon attention. Le 1er, de Julie Rothhahn est intitulé Pâtadoigts marionnette, il date de 2004. Ces pâtes à cuire et à servir tièdes ou froides permettent de manger en jouant, de revêtir ses doigts avant de les tremper dans la sauce.
Le 2ème pourrait en quelque sorte faire écho aux disques vinyles en chocolats cités précédemment. Par un jeu sur le packaging, dans « Goûts et couleurs », le concept de crèmes camembert aromatisées de Violaine Visentin et Clara Lou Natel, la nourriture n’est plus un matériau sonore, mais une matière colorée, à appliquer et « savourer par petites touches impressionnistes ou monochromes expressionnistes. »
Voilà, je ne saurais trop vous recommander, pour les franciliens d’entre vous, de faire un saut à cette exposition. J’ai noté qu’il y avait aussi 5 soirées de performances culinaires précédées de conférences prévues en marge de l’exposition, mais je n’ai malheureusement pas trouvé les infos sur le calendrier exact (en espérant que les dates ne soient pas toutes passées) et ai oublié de demander sur place. Si quelqu’un a l’info, je mettrai à jour l’article avec.
Allez, bonne expo si vous y allez…
A voir et à manger
17/02/11
La surprise visuelle du jour, c’est celle que l’on vient de faire en faisant un saut sur le site Ulule, qui permet à tout un chacun, porteur de projet, de faire appel à la communauté pour financer son projet. Parmi les projets en ligne sur le site, celui-ci a particulièrement retenu notre attention. Il s’agit du projet de Alexandre Dubosc. Réalisateur, infographiste et photographe, ce talentueux personnage, nous prouve que l’on peut jouer avec la nourriture sans pour autant gaspiller. Aussi sensible à l’aspect esthétique de la nourriture qu’à ses apports simplement nutritionnels, il réalise de magnifiques compositions culinaires, à base d’objets du quotidien, avec une approche aussi ludique qu’artistique.
La bonne nouvelle, c’est qu’il devrait bientôt pouvoir exposer ses œuvres au public, puisque quelques heures après avoir proposé son projet sur Ulule, il a déjà récolté plus de 50% des fonds nécessaires au montage de son exposition. D’ailleurs, si vous souhaitez vous aussi l’accompagner dans cette démarche, c’est possible et assez simple de participer au financement sur la page de son projet sur Ulule.
En attendant, juste pour le plaisir des yeux voici une de ses réalisations vidéo, présentée au festival d’Annecy 2010.
Food about you – Annecy festival 2010 from Alexandre DUBOSC on Vimeo.
Crédits photo : Alexandre Dubosc
Frappés du local
24/01/11
Quand on pense qu’il y a quelques années encore, se payer le luxe de manger de temps en temps de «vrais» légumes de saison relevait du pur loisir d’une certaine frange radicale de bobos citadins – on ne peut qu’observer avec intérêt l’importance qu’a pris aujourd’hui le «produit local» dans nos modes de consommation! Passé de phénomène de mode à véritable mode de vie, celui-ci a donc toute sa place dans les tendances 2011 : )
Petite explication donc du pourquoi du comment consommer local est furieusement trendy (et va vous faire briller en société):
- Tout d’abord le concept a largement évolué ces 20 dernières années: aujourd’hui quand on parle de «local», on ne fait plus uniquement référence à l’ancrage géographique, mais davantage à l’aspect «c’est moi qui l’ai fait!»: regardez ce que disait Rich dans son article «la Ferme dans tous ses états», la tendance est à l’auto-production: à vous les fermes urbaines et les semis de petits pois sur votre balcon! : )
- C’est également une grande source d’inspiration et de créativité pour les petits gourmets: les restaurants «de saison» se multiplient un peu partout, et proposent des plats composés uniquement à partir de la récolte du jour ou de la semaine, les contraignant à se réinventer en permanence afin de toujours surprendre la clientèle… un challenge qu’ils relèvent avec brio!
- Les citadins ne sont pas en reste d’ailleurs: abonnés des AMAP, ils se mettent eux aussi à expérimenter d’autres façons de cuisiner et de préparer certains légumes qui désertaient jusque là nos cuisines – je pense notamment au radis noir ou au rutabagas… C’est donc toute une palette de saveurs qu’ils ont le plaisir de redécouvrir tous les jours : )
Consommer local révèle donc un mouvement de fond, qui tend à toujours plus de simplicité et, parallèlement, à davantage d’implication dans le processus de production: on aime mettre un visage sur celui qui nous fournit chaque semaine notre panier de légumes, mais on apprécie beaucoup également transformer nos barquettes de géraniums en serres à tomates cerises expérimentales, histoire de partager à notre tour le fruit de nos efforts avec nos amis! Alors quand il s’agit de partager carrément ses petits plats avec la communauté, on vous laisse imaginer à quel point c’est gratifiant!
Tendance 2011 #3: Small is beautiful
17/01/11
Vi, cette année sera « micro » fooding - parce que:
- et d’une c’est mignon tout plein,
- et de deux ça remet la satiété à sa place ; )
C’est en effet l’un des phénomène-phares observé par les professionnels du milieu: les estomacs sont barbouillés des menus « over-size me » que proposaient jusqu’alors les grandes chaînes de restauration. Car si celles-ci ont pu surfer allègrement sur la vague prospère des années-gold, elles se retrouvent aujourd’hui rattrapées par la gueule de bois des « années post crise », après 20 années d’un modèle marketing unique basé sur un doublement de l’offre par rapport à la demande (« une pizza offerte pour une pizza achetée »).
Alors bien sûr tout n’est pas que question de portefeuille moyen du consommateur lambda, car en matière de gastronomie, l’envie et le ventre sont tout autant prescripteurs de tendance! Désormais – et déjà depuis quelques temps - le coeur est à l’authentique, quitte à ce qu’il soit micro-dosé et plus concentré que jamais. Et c’est tout aussi vrai en ce qui concerne nos modes d’approvisionnement ou de stockage ; on se (re)met à la conserve et on vise AMAP, et tant mieux si on redécouvre le radis noir et le rutabaga!
Cette année mettra donc à l’honneur les plats à « taille humaine »: domaine de prédilection de votre serviteur! (quelle heureuse coïncidence, n’est-il pas?; ) N’hésitez donc pas à nous faire partager vos (super) plats et vos (super) recettes: vous serez à la pointe de la mode!
Et pour le plaisir des yeux, feuilletez les albums photo de Stéphanie Kilgast, une merveille de la gastronomie lilliputienne !!
Credit photo : Stéphanie Kilgast
Tendance 2011 #2: Décontractés du tablier.
10/01/11
« On est pas bien, là, paisibles, à la fraîche, décontractés du tablier?… »
Et oui, tenez-le vous pour dit: 2011 sera non seulement l’année de la conserve, mais aussi l’année des hommes aux fourneaux! Fait vérifiable sur le site de Supermarmite, car Messieurs, vous êtes de plus en plus nombreux à nous régaler de vos petits plats! Cyril Lignac n’a qu’à bien se tenir, on est en train de monter une armée de concurrents! ; )
Cette tendance s’inscrit en effet dans la continuité des changements sociaux amorcés depuis deux générations de femmes pyromanes de soutien-gorges:
- premier fait, et selon une géolocalisation en temps réel et très précise: la place des femmes est de moins en moins derrière la plaque à pyrolise, et de de plus en plus sur les bancs des universités! bon, bien sûr, on suppose que, comme tout bon étudiant, elles doivent passer plus de temps à checker la carte des plats faits maison sur le site de Supermarmite qu’à prendre des notes en cours d’ « Institutions Administratives Comparées ». Ainsi, pour un homme diplômé, on compte deux demoiselles! Et bien sûr, plus de diplômes = plus de travail – ce qui expliquerait même, selon certains, la formidable expansion des plats surgelés lié à la désertion de ces dames de leur cuisine. Voyez messieurs, il est grand temps de mettre la main à la pâte afin de repousser ces mauvaises habitudes alimentaires!
- un autre phénomène a également participé au regain des hormones masculines à la popote: les émissions de cuisine télé-réalité qui pullulent sur nos petits écrans! Prenez exemple sur Jamie Oliver: il a réussi l’exploit de rendre sexy la gastronomie britannique (NDLA: là je sais pertinemment que Richard, notre partenaire Supermarmite UK, va tiquer – eheheh) et de populariser ses excellentes recettes partout dans le monde! et le tablier n’y est pas pour rien! ces émissions ont largement diffusé le modèle du mâle en cuisine – à tel point que l’une d’entre elles ( « l’Amour au menu » ) s’en sert même pour leur faire rencontrer l’âme soeur – et ouais.
Ceci dit, je veux bien que les hommes prennent le pouvoir en cuisine, mais il y a quand même un truc qui me tracasse – et comme on se connaît bien, vous allez me donner votre avis: le débat (ô combien important) «Supermarmite est-il un garçon ou une fille?» faisant actuellement rage au sein de l’équipe (enfin à chaque fois que je le ressors en guise d’apéritif à nos réunions de travail), et la majorité ayant voté pour le sexe fort au terme d’élections organisées dans la plus pure tradition démocratique (oui, nous sommes composés à 75% de garçons -hem), j’aimerais que vous m’ôtiez d’un doute: on est bien d’accord, Supermarmite est une fille? : )
Prenez part au débat ! Je vous invite à vous rendre sur notre page facebook, ici, là et maintenant pour voter à votre tour sur cette question cruciale - et je vous dis à très bientôt pour une nouvelle tendance! ; )
Book of cooks, la place de marché des petits plats faits maison
2/08/10
Récemment, Joeffrey nous a fait découvrir Book of Cooks, une place de marché des petits plats faits maison au États Unis. C’est rassurant de voir que nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée de mettre en relation des cuisiniers, amateurs et professionnels, et les gastronomes pressés. Leur service, 100% gratuit, marche à merveille et permet aux particuliers de commander un repas à l’avance ou de réserver un plat encore chaud à proximité de chez eux.
Book of Cooks est révélateur de cette tendance qui émerge dans différents pays du monde, de cette envie de manger sain et varié contrainte par le manque de temps pour se préparer à manger. Internet et les réseaux sociaux offrent des alternatives intéressantes à la vente à emporter professionnelle, comme par exemple :
- Le « semi-cooking » version Leaping Salmom, en Angleterre, qui livre des repas complets à finir chez soi. Histoire de pouvoir mettre la dernière touche.
- le « Lion Père & Fils » à Paris, qui propose des recettes en kits; tous les ingrédients dans un même sac, pour des recettes fines et délicieuses.
- « I love Mother » à Singapour ou le « kit à bien manger » en France, qui propose un large choix de menus, pour tous les goûts, et une fois le menu choisi et le nombre de parts, I Love Mother vous livre le tout à domicile le soir même.
Vivement septembre que le site Super Marmite soit ouvert à tous!













