Article tagué gaspillage
Un tiens vaut mieux que deux tu le mangeras
19/09/11
Dans le monde merveilleux de la consommation collaborative, on voit arriver de nouveaux-venus qui commencent à pas mal faire parler d’eux en ce moment: entre autres, « Don d’appétit » qui vous permet d’écouler utilement vos (petits) stocks de nourriture dont vous ne savez que faire: vous déménagez? vous partez en vacances? et vous n’aimez pas jeter? rendez-vous sur leur site! La suite >
Des dates de péremption pas si orthodoxes que ça…
6/06/11
- Aux Etats-Unis, par exemple, ce n’est pas moins de 15% des déchets alimentaires qui sont concernés
- …tandis qu’en France, sur les 20 kgs de nourriture gaspillée par an et par habitant, 7 kgs sont des aliments dont l’emballage n’a même pas été touché – soit environ 30% des déchets alimentaires. Cocorico.
L’alimentation comme angle d’approche de l’action sociale
29/03/11
Il y a quelques mois encore,nous vous parlions des chiffres affligeants du gaspillage alimentaire dans nos chères contrées occidentales, et des aberrations sociales (et écologiques) qui en découlaient (voir notre article « Les dommages collatéraux du gaspillage« ). Aujourd’hui c’est heureusement avec un peu moins de cynisme – mais autant d’engagement – que nous ouvrons ce deuxième volet consacré à la consommation participative: bienvenue dans l’univers ses épiceries sociales!
« En développant le réseau des Épiceries Solidaires, l’A.N.D.E.S (l’Association Nationale du Développement des Epiceries Solidaires) veut contribuer à créer un outil complémentaire permettant de resserrer le maillage de l’aide alimentaire sur le territoire national. La première fonction de ces structures est d’apporter une aide différente de l’aide existante, notamment en dépassant la seule satisfaction d’une nécessité physiologique (se nourrir) ou d’un impératif économique (faire consommer) : l’épicerie sociale se veut solidaire et humaniste, elle a pour ambition de replacer, ou, au moins, de contribuer à replacer les individus dans le monde économique dont ils ont pu, à un moment, être éloignés. »
Egalement appelées « épiceries participatives », ces lieux ouverts à la frange la plus précaire de la population française se veulent un véritable lieu de rencontres et d’échange. Le principe: mettre à disposition une épicerie alimentaire structurée comme un commerce classique – à un détail près: les prix proposés avoisinent les 20% de ce qui est normalement pratiqué en grandes surfaces (ce qui, dit en passant, nous renseigne assez efficacement sur le budget alimentaire dont dispose quelques 13,4% des Français à l’heure actuelle).
Développées également autour d’ateliers (de cuisine bien sûr – objet de notre prochain post – mais également de cercles de paroles), les épiceries participatives jouent alors pleinement leur rôle d’acteur social: au-delà du fait de permettre au quidam en difficulté d’aller faire son marché « comme tout le monde », c’est toute une dynamique dite de « réinsertion » qui prend vie, et qui illustre alors à merveille la philosophie de ce réseau citoyen engagé: « l’alimentation est un angle d’approche de l’action sociale ».
Les dommages collatéraux du gaspillage…
31/01/11
Et oui, on va être sérieux pour une fois : )
Si nos mères nous ont à tous bien rabâché, quand on était petit, que « gaspiller la nourriture, c’est pas bien », ça ne nous a pas poussés, arrivés à l’âge adulte, à agir en consommateurs responsables. Le vague sentiment de culpabilité vis-à-vis des « petits enfants africains qui meurent de faim » qui germaient alors en nous à chaque fois qu’il s’agissait de finir ses épinards (encore eux) n’a a priori pas réussi à faire changer notre comportement. Or aujourd’hui le gaspillage a un impact écologique tel qu’on n’a plus aucun mal à le mesurer:
- Aux Etats-Unis par exemple, entre 1974 et aujourd’hui, il a bondi de 50%, entraînant indirectement l’usage de plus d’1/4 de la consommation totale d’eau et de l’équivalent de 300 million de barils de pétrole par an;
- en France, alors que 3 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire, on compte encore 20 kgs de nourriture jetée par an (et par habitant) à la poubelle, dont 7 kgs sont des produits emballés non entamés! on vous laisse imaginer l’impact sur les émissions importantes de gaz à effet de serre liées à l’élimination de ces déchets inutiles par incinération ou par leur mise en décharge;
- en Angleterre, celles-ci regorgent d’ailleurs annuellement de 8,3 millions de tonnes de déchets alimentaires, dont 2,2 dus à un excès de quantité dans la préparation des repas (je vous raconte pas le créneau pour Supermarmite) et 2,9 à la péremption des aliments. Ce gaspillage entraîne l’émission de 20 millions de tonnes de CO2 chaque année, soit l’équivalent de la quantité de CO2 émise par le quart des voitures britanniques…
En marge de ces constatations stupéfiantes la relève s’organise, et on voit naître un peu partout des mouvements certes radicaux, mais qui ont le mérite de frapper les esprits: citons à titre d’exemple les Freegans, qui préconisent un mode de vie alternatif en récupérant des aliments encore consommables dans les poubelles des magasins. Leur mot d’ordre: « la solution à la faim dans le Monde se trouve dans les poubelles de New-York ».
Écolos, les Freegan, dénonçant le capitalisme
envoyé par nature-boy-79. – L’info internationale vidéo.








